REMONTER

Guillaume Durand

Journaliste,  écrivain et homme de lettres né le 23 septembre 1952.

À quoi ressemble le petit garçon de l’époque ?
J’avais les cheveux courts, je faisais des photos pour un journal de mode qui s’appelait Mambi. Mes parents étaient très copains avec des grands photographes de mode de l’époque, j’étais plutôt sage, et plutôt bon à l’école.
Où habitiez-vous ?
J’ai toujours habité dans le 7ème arrondissement chez mes parents. Mon père avait hérité d’un petit appartement de sa mère, qui était au premier étage au dessus d’une quincaillerie, et ils y vivent encore.
À 10 ans c’est le cours élémentaire 2ème année, comment se passait l’école ?
Je me souviens simplement lorsque je suis rentré en sixième mon père m’a acheté un vélo bleu. J’étais plutôt du genre angoissé par la possibilité d’absence de résultats pour mes études. J’avais un peu peur du maître, de la maîtresse, et d’être pas bon, donc ça a été une certaine forme de timidité.
Quelle était votre matière préférée ?
Je n’avais pas vraiment de matière préferée. Par la suite je me suis intéressé plus à l’histoire qu’au reste.
Comment occupiez-vous votre temps libre ?
Beaucoup de lecture et pas mal de sport. Le livre était l’élément de distraction numéro 1 en dehors des copains, et du rock, qui arrivait.
Faisiez-vous du sport à l’époque ?
Oui, j’aimais bien courir, je faisais du vélo, et puis j’ai toujours aimé le tennis d’une manière irrationnelle. Avec une raquette que je piquais à mon père je jouais contre le mur et m’inventais des matchs de Coupe Davis qui n’existaient pas. J’ai joué en compétition quelques années après.
Quelles personnalités du sport vous ont inspiré ?
J’adorais le joueur australien Rod Laver, le seul a avoir réussi deux fois le Grand Chelem.
Comment s’est fait votre éveil au monde du journalisme ?
Finalement assez tard, ma mère me répétait « c’est le métier que tu dois faire » mais moi je ne voulais même pas en entendre parler. Et j’ai eu tort parce que j’ai perdu du temps.
Saviez-vous déjà ce que vous vouliez faire plus tard ?
Non, et d’ailleurs c’est comme ça que je suis devenu par accident prof d’histoire-géo. Au bout d’un certain temps j’ai eu une sorte de ras-le-bol du métier, je sentais vraiment que c’était pas pour moi. Donc je suis arrivé à Europe 1 et j’ai commencé le journalisme,par un stage et je suis resté.
Une couleur qui résume votre enfance ?
J’ai toujours aimé le bleu, c’est basique mais pour moi c’est synonyme d’océan. J’allais en vacances à Belle Ile en Mer, en Bretagne, et par la suite à Biarritz et j’ai toujours aimé ça. J’aime les couleurs sourdes, le bleu marine et le noir. Il ya quelque chose, de profond, une sorte de nuit.