REMONTER

Philippe Albor

Intervenant musique dans les écoles ou chef de chœur du groupe Haurrock, Philippe Albor éveille nos enfants à la musique et aux sons. Chanteur, auteur et compositeur, on peut le trouver aussi bien seul sur scène, ou face aux enfants qui reprennent ses refrains.

A quoi ressemble le petit garçon de l’époque ?
On m’appelle toujours « le petit blond ». J’ai les cheveux longs, coupés « au bol ». Pas très sage, mais raisonnable… Enfin, presque ! Garçon énergique et parfois rêveur.
A 10 ans, c’est le cours élémentaire 2ème année. Comment se passait l’école ?
En primaire, j’étais comme un poisson dans l’eau. Les copains, les récrés… Que des bons souvenirs. J’avoue que plus tard, scolairement, cela s’est carrément compliqué.
Avez-vous le souvenir d’un maître ou d’une maîtresse ?
Oui. De plusieurs même. Mais si je devais n’en citer qu’une seule, ce serait Mme Casabianca qui dirigeait la chorale de l’école, entre midi et deux. J’ai encore en tête des images et des sons très précis qui me reviennent. Sur le moment, je ne me rendais pas assez compte que ces instants étaient précieux.
Quelle était votre matière préférée ?
Le sport et le français.
Jouez-vous d’un instrument à l’époque ?
A 1O ans, j’apprends le solfège et la clarinette, au sein de la Banda des Genêts. Quand je les rencontre la première fois, je leur dis que je veux jouer de la guitare. Mais, bien sûr, ils me répondent que dans une banda, il n’y en a pas. J’ai alors choisi la clarinette, sans réfléchir. Sans aucun regret. car j’ai ensuite pu jouer du saxo, puis enfin m’essayer à la guitare bien plus tard.
Faisiez-vous du sport ?
Je jouais au foot… Si on voulait résumer, on dirait : « pas très doué, mais vaillant! »
Comment s’est fait votre éveil à la musique ?
Ma mère jouait de l’accordéon et mes parents se sont connus au sein d’une chorale, au Patronage. On écoutait souvent de la musique. A cette époque les deux cassettes qui tournaient à la maison étaient Louis Armstrong et Elvis Presley. Je me souviens de mes parents qui dansaient des rocks endiablés !
A l’école, durant tout le primaire, nous avions une intervenante musique, Mme Larre qui m’a certainement « éveillé » et influencé, puisque aujourd’hui, parallèlement aux spectacles que je joue, je fais comme elle. Allant d’école en école, essayant de transmettre le goût de la musique dans toute sa diversité. Et, il est évident ,pour moi, que la musique, le théâtre, les arts plastiques, etc, devraient avoir une place beaucoup plus importante dans nos écoles.
Aviez-vous la télé dans votre maison ?
Oui… j’avais droit au western du mardi soir et aux dessins animés du mercredi. Dans nos jeux, nous étions donc John Wayne ou Goldorak.
Saviez-vous déjà ce que vous vouliez faire ?
A cet âge-là, pour être franc, j’hésitais entre torero, et footballeur. Même s’il y a une part de spectacle dans ces métiers… quand j’y repense… ça m’effraie !
Une couleur qui résume votre enfance ?
J’ai envie de revoir mon enfance « Musicolorée », bien sûr ! Mais s’il faut n’en choisir qu’une, je prendrais le bleu. Bleu mer, où nous allions souvent et bleu ciel… sans trop de nuages.

www.philippealbor.com