REMONTER

Allande Boutin

A quoi ressemble le petit garçon de l’époque ?
J’avais les cheveux très courts, on m’appelait « coquille d’œuf ». A l’école, j’en souffrais terriblement. J’étais à l’école élémentaire de la rue d’Alésia, dans le 14e, à Paris, où je croisais un garçon qui s’appelle Niko Etchart. Le rockeur basque souletin était au collège à l’époque.
As-tu souvenir d’une maîtresse ou d’un maître ?
M. Berjal, c’était vraiment l’instit’ à l’ancienne : blouse grise, les yeux bleus pénétrants, cheveux gris crantés, très gentil et très doux. Mais bientôt l’école allait fermer, c’était la grève générale.
Un souvenir de mai 68 ?
Je recopiais les leçons de Sciences Naturelles de ma plus belle écriture. Quinze jours de grève. J’étais un des rares petits Parisiens qui avait hâte que l’école reprenne. J’ai beaucoup écrit pour que mon écriture s’améliore.
Tu faisais du sport ?
Quelle horreur ! Je n’ai jamais aimé le sport. Même au service militaire, je me faisais engueuler, je partais dans l’autre sens avec le ballon. Maintenant, quand je dois en commenter, je me renseigne beaucoup.
Comment s’est fait ton éveil au monde du journalisme ?
Mon père achetait et lisait la presse. Moi, dès la 3ème, j’ai aimé lire Combat, puis Le Quotidien de Paris, Le Point, Le Canard, Le Monde.
Tes premières vacances ?
A 10 ans, j’ai commencé à découvrir le Pays basque. C’était la première fois que je partais tout seul en Soule en dehors des grandes vacances, dans la maison de ma grand-mère maternelle. Là, c’était la liberté : les grands espaces, le grand bonheur, les vaches, les brebis. J’adorais les bêtes, je voulais être vétérinaire. On me retrouvait endormi sur le foin à côté des petits veaux.
Des souvenirs de lectures ?
J’ai dévoré Le Clan des sept, Croc-Blanc et les poésies. J’étais fier quand mon père m’emmenait acheter un livre dans une librairie.

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