REMONTER

La belle histoire de Sébastien

Mehdi El Glaoui est un acteur et réalisateur français né le 26 mai 1956 à Choisy-le-Roi. Il est le jeune héros du feuilleton Belle et Sébastien des années 60.

Vous aviez 10 ans en 1966, à quoi ressemblait le petit garçon de l’époque ?
Je n’étais pas encore célèbre puisqu’il y avait un décalage entre les tournages et la diffusion, j’avais donc la vie normale d’un petit garçon de cet âge : j’allais à l’école, à Jeanne d’Arc, à Dourdan dans l’Essonne et j’avais une vie d’enfant unique gâté, protégé. J’habitais dans une grande maison avec ma maman, un ancien moulin avec une rivière qui passe tout près.
Comment se passait l’école ?
Je n’étais pas un très bon élève, pas très assidu. J’avais beaucoup de passions autres et je considérais plutôt l’école comme une obligation.
Avez-vous gardé le souvenir d’un enseignant ?
Je me souviens d’un directeur qui nous fouettait avec des bouquets d’orties ! Il y a aussi eu plus tard un prof de français qui nous a éveillés à des tas de livres formidables. Ma matière préférée était vraiment le français, j’étais nul en maths, je n’y comprenais rien et je n’y comprends toujours rien !
Quand vous avez commencé à être connu, comment réagissait votre entourage à l’école ?
Au début il y avait une curiosité de la part des profs et des élèves, mais comme j’avais une attitude très discrète, très vite mes camarades ne voyaient plus le petit Sébastien et me considéraient comme un élève normal. C’était plus compliqué avec les enseignants qui pensaient que j’avais une sorte d’arrogance sous prétexte que j’avais tourné, que je ne voulais pas travailler.
Etait-ce compliqué d’allier école et tournages ?
Non. Ma mère réalisait les séries donc elle faisait attention à ce que ça n’empiète pas sur l’école. A l’époque les vacances d’été duraient presque trois mois, ce qui nous laissait le temps de tourner.
De plus je tournais de façon très épisodique, tous les deux ou trois ans.
Vous aimiez la vie sur les tournages ?
Je m’éclatais ! J’étais entouré d’adultes, c’était passionnant de voir les techniciens s’affairer, les décors, je trouvais ça fascinant. Du coup l’école me paraissait beaucoup plus fade.

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