REMONTER

Marc Lièvremont

Vous aviez 10 ans en 1978, à quoi ressemble le petit garçon de l’époque ?
Je me rappelle bien du CM2, l’année de mes 11 ans : ma mère était enceinte de mes frères jumeaux, le 7e et le 8e, je suis l’aîné d’une famille assez conséquente !
Je pense que j’étais mature pour mon âge, je faisais à manger, j’aidais à la maison…

Où habitiez-vous ?
Mes parents avaient acheté une grosse bâtisse à Argelès-sur-Mer au milieu des vignes. Elle est devenue la maison familiale. Cela nous permettait d’avoir notre chambre chacun, d’installer des poteaux de rugby dans le jardin. On a eu une enfance heureuse, épanouie.

Et l’école se passait comment ?
J’étais très bon élève au primaire, après ça s’est compliqué. Les instituteurs de CM étaient très sévères, mais justes. J’ai longtemps gardé le contact avec eux, je leur envoyais même une carte postale quand je partais en tournée avec l’équipe de France.

Quelle était votre matière préférée ?
J’étais plutôt littéraire, j’étais un gros lecteur. Ma mère lisait beaucoup et il y avait beaucoup de bouquins chez nous. J’ai commencé par les classiques : Victor Hugo, Flaubert un peu plus tard, Les Trois Mousquetaires. J’étais toujours dans un contexte collectif,  à l’école, en famille, au rugby, alors la lecture était un refuge, je pouvais passer des heures enfermé dans ma chambre.

Comment occupiez-vous votre temps libre ?
A l’école, la plupart des instituteurs étaient éducateurs à l’école de rugby, c’est comme ça que j’ai commencé, à 5-6 ans. Mon père n’était pas rugbyman, mais c’était un fou de sport alors on en faisait beaucoup de manière générale : de l’athlétisme, de l’escrime, de la randonnée, mais aussi de la musique.

[J’avais un maître d’escrime qui disait que ce sport nous avait sans doute aidés dans notre carrière rugbystique : cela nous a appris la discipline, la rigueur, l’esprit de compétition, mais aussi l’évitement, le duel, qui sont des choses que l’on retrouve dans le rugby.]

Vous aviez des idoles ?
On n’a jamais eu de posters de stars dans notre chambre, le sport on le vivait, nous, en famille, avec les copains, pas à travers les idoles.

Quel était votre programme favori à la télévision ?
Nous n’avions pas la télévision. Je me souviens qu’à 7-8 ans nous étions en randonnée avec mon père et je râlais parce que j’allais rater ma série. Ni une ni deux, en rentrant mon père a donné la télé à la maison de retraite du village ! Donc la plupart du temps on écoutait de la musique et l’on jouait.

Si vous ne deviez garder qu’une image de votre jeunesse ?
Une table. Un repas en famille. L’essentiel.

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