REMONTER

PANTXIKA TELLERIA

Native de Saint-Jean-de-Luz, Pantxika Telleria a été imprégnée, dès son plus jeune âge, du monde de la danse traditionnelle basque.
Ensuite, elle se tourne vers la danse moderne jazz, puis vers la danse classique. Mais un désir de chorégraphie la travaille. Elle lui donne corps en mars 2001 : la compagnie EliralE est créée.

Pourquoi avoir choisi de reprendre Ka dira, le premier spectacle de la compagnie créé en 2005 ?
Principalement pour se donner la possibilité de rejouer huit ans après un spectacle dans lequel on n’est plus les mêmes et pourtant… En 2003, devenue maman, je me plongeais dans l’écriture de Kadira, ma première pièce jeune public. Elle respirait alors grâce à la présence de deux interprètes : Aurélie Genoud et  Cyril Geeroms. Depuis, le temps a passé, la Cie EliralE a cheminé et cette pièce  méritait que l’on y revienne.
Kadira est devenue Ka dira, l’espace signifiant le temps écoulé. La chaise est toujours là, la même et forcément différente. Pour le coup, deux femmes, Arantxa Lannes et Aurélie Genoud, se partagent le plateau, l’animalité est en présence, l’onirique y côtoie le grotesque, les liens à ma double identité chorégraphique assumés… Il me fallait réécrire cette pièce !

Votre démarche de sensibilisation en temps scolaire et hors temps scolaire nourrit-elle votre travail de création ? Comment ?
Lorsque je suis en situation de sensibilisation, j’essaye toujours d’être vigilante quant à ma fonction de « transmetteur » : face au public, je recherche le point de rupture qui me remet en question, me force à être à l’écoute du groupe. Avec l’expérience, les situations se gèrent plus aisément car on perçoit mieux les instants où il est nécessaire de réamorcer et les moments où l’on peut faire confiance et au final découvrir des possibles, des émotions, des corporalités. Ces éléments je ne manque pas par la suite de les mettre en écho dans mon travail de création.

Pourriez-vous nous décrire votre premier souvenir de spectacle ?
Je devais avoir 4-5 ans, un jour d’hiver, parc Ducontenia, Donibane Lohitzune, avec ma maman. Le spectacle s’intitulait Erreka Mari, Euskal Herriko azken lamina par la Cie Txontxongillo d’Andoain, une proposition marionnettes avec textes et chants. Ce spectacle a tourné pendant plus de trente ans ;  adulte j’ai eu le plaisir de pouvoir le reprogrammer à Donibane au moment d’Ihauteri.

Pantxika Telleria /Cie EliralE
6, avenue Pierre-Larramendy Etorbidea – 64500 Saint-Jean-de-Luz
Compagnie EliralE Konpainia :
Jauregia-Maison des Associations 64310 Ascain-Azkaine – www.elirale.org

 

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