REMONTER

La marionnettiste Laurie Cannac…

Fondatrice de la compagnie Graine de vie, Laurie Cannac  présente actuellement le spectacle Queue de poissonne avec l’Agglomération Sud Pays Basque. Rencontre avec une saltimbanque exigeante formée à l’art du comédien, notamment au Théâtre-Ecole du Passage sous la direction de Niels Arestrup et Alexandre Del Perugia.

Laurie, pourriez-vous vous présenter ?
Je suis originaire de Besançon dans l’Est, où se trouve le siège de ma compagnie. Je suis marionnettiste depuis plus de quinze ans. Après une formation de comédienne, j’ai commencé la marionnette dans la rue, au chapeau. J’ai appris ce métier en le faisant, avec des marionnettistes qui m’ont aiguillée, et avec le public. Avec le voyage aussi, car j’ai un mode de vie nomade.
Pourquoi avoir choisi La Petite Sirène d’Andersen comme base de travail ?
Le voyage, justement, provoque des rencontres surprenantes. J’avais envie de travailler sur l’amour, j’avais lu les grands mythes, Tristan et Yseult, Eros et Psyché, etc., mais je ne trouvais pas l’inspiration. Un jour, sur la route entre le Pays Basque et la Bretagne, le conte d’Andersen m’est littéralement apparu, en marionnettes. Là, il m’a pris et ne m’a plus quittée. Je me plais à penser que c’est le vent de la mer qui me l’a soufflé à l’oreille. Et il est resté, car il résonne avec mon histoire personnelle.

La création du spectacle Queue de Poissonne a commencé par un projet inter-écoles dénommé « Le Chant des Sirènes ». En quoi ce projet a-t-il nourri votre création ?
Je n’ai pas organisé ce projet pour que les enfants nourrissent ma création, mais pour partager la chance de voyager et de créer avec les enfants. Pourtant, il m’a beaucoup apporté. Cette création était difficile, j’étais souvent seule et l’histoire assez triste.  Les enfants m’ont apporté beaucoup de joie, de lumière, d’étonnement et d’émerveillement. Les rencontres avec les enfants ont transformé la création en ce qu’elle doit toujours être : une fête de la vie. Et c’est resté dans le spectacle, comme tout ce qui entoure la période de création. Un spectacle porte toujours en lui sa propre histoire.

Pourriez-vous nous décrire votre premier souvenir de spectatrice ?
Pour l’anniversaire de mes 8 ans, ma mère m’a emmenée voir West Side Story, par une troupe de Chicago. C’était en anglais, je ne comprenais pas du tout le texte, mais la présence des comédiens, de la musique, le chant, la danse, la force qui s’en dégageait m’ont fascinée. J’ai décidé de devenir comédienne ce jour-là. Une fois adulte, ce sont des spectacles de marionnettes qui m’ont fascinée, d’abord Philippe Genty avec Désirs Parade, puis Ilka Shönbein, avec Métamorphoses. C’est elle surtout qui m’a beaucoup inspirée. Quelle chance aujourd’hui de pratiquer le métier dont je rêvais à 8 ans et de travailler avec la marionnettiste que j’admire le plus au monde !

Queue de poissonne à Hendaye, salle Mendi Zolan / 29 janvier à 15h et 2 février à 17h
Tarifs : 8 € adulte / 5 € – 18 ans
Résa : Agglo Sud Pays Basque 06 35 16 25 91 / 05 59 48 30 85
www.agglo-sudpaysbasque.fr/culture

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